Congrégation des soeurs de Marie Auxiliatrice

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si le sanatorium de Villepinte m’était conté II

2ème partie : Son extension à la mesure de celle de la tuberculose.

De 1881 à 1896 à la place des diverses dépendances du château Rouge, surgissent de nouveaux bâtiments permettant d’accueillir jusqu’à 290 malades. Devant cette croissance de l’œuvre , la direction médicale est confiée à un comité formé des Médecins tels que Dr Guéneau de Mussy de l’Académie de médecine, les Docteurs Granger, Riant , Cadier, Gouel …et le Dr Lefèvre attaché à l’établissement.Le Dr Cadier n’hésitera pas d’aller à Londres et surtout à Berlin rencontrer le Dr Koch qui venait de découvrir le bacille de la tuberculose pour tester de nouveaux traitements encore balbutiants.

A Paris quelques religieuses s’emploient à intéresser des personnes de la Haute Société à l’œuvre de Villepinte et de nombreux Bienfaiteurs viennent soutenir cette œuvre en devenant fondateurs de lits à perpétuité, d’autres permettent d’entreprendre les constructions nécessaires grâce à de grandes générosités, d’autres offrent des jouets aux enfants …

Document de reconnaissance de fondation de lit à perpétuité de 1894


< Dès 1884 une section accueille les enfants nés de parents tuberculeux. Les Religieuses sont nombreuses et toutes au service des malades, qui en soignant, qui en surveillant les temps de repos, qui en leur faisant la classe ou le catéchisme ou en les distrayant de bien des manières .
Elles sont partout y compris à la cuisine, à la buanderie jusqu’à la basse-cour ; elles sont aidées par du personnel laïc qu’elles forment elles-mêmes
Les valeurs chrétiennes qui les animent rejaillissent sur tous : respect de chacun, grande écoute, conscience professionnelle, dévouement sans compter avec bonne humeur ; il fait bon vivre à Villepinte, l’ambiance est celle d’une grande famille malgré le grand nombre de malades. Ainsi on oublie la longueur des traitements : des mois et des mois, avec l’éloignement des siens. On y meurt aussi, en paix, délicatement entourée.
Cet esprit de famille il est très marqué parmi le personnel laïc, d’autant plus que après leur guérison , certaines sont restées pour travailler au sana, , dans les bureaux , à la cuisine au laboratoire et plusieurs d’entre elles logeaient sur place dans un pavillon .
Parmi les nouvelles constructions un très beau jardin d’hiver est aménagé en 1888 avec des plantes résineuses dont l’air embaumé purifie les poumons des jeunes filles Dix ans plus tard une salle d’hydrothérapie est installée offrant un effet tonique comme complément de traitement. Pour surveiller l’efficacité des traitements les médecins disposent d’un laboratoire bactériologique bien équipé, grâce aux bienfaiteurs.
Une grande cure d’air avec ouverture totale sur le parc est appréciée par toutes les malades ; nous sommes déjà dans les dix premières années du XXième siècle et le Dr Barth fait l’énumération de ce qui a été réalisé en 1910 :
à chaque étage, des cures d’air, vastes pièces vitrées habitables en toute saison. Un pavillon d’isolement. L’éclairage électrique à peu de frais. La stérilisation de l’eau par l’ozone et un ascenseur !

Le rapport se terminait ainsi :
« Quand je vois qu’il a suffi d’un an aux Sœurs pour réaliser de si importantes améliorations à Villepinte, tandis que dans un grand hôpital , l’éclairage électrique promis depuis 12 ans se fait encore attendre ! … »
oui l’Œuvre de Villepinte n’hésite pas à innover pour répondre aux besoins du temps, et sait anticiper.

sœur Marie Clarisse